Historique de Saint-Jodard

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Le petit séminaire de Saint-Jodard fut fondé par l’abbé Devis, originaire de Neulise. Il avait été chassé à l’automne 1793 de Montbrison par la Terreur et s’était réfugié dans sa famille.
Il réunit autour de lui quelques enfants pour les instruire et se transporta à Saint-Jodard avec son petit groupe en 1796. La bourgade était petite, éloignée des grandes routes et tranquille, donc propice au développement de son projet.
Il s’installa tant bien que mal dans une vieille maison et fut rejoint en 1798 par l’abbé Gardette, de Saint-Romain-d’Urfé, qui avait commencé le même travail de son côté, à sa chapelle 001   sortie des pontons de Rochefort.

En 1801, l’établissement comptait une centaine d’élèves et on dut agrandir les locaux avec l’aide de la population.

En 1803, le premier petit séminaire du diocèse fut solennellement remis au cardinal Fesch.

En 1827, un incendie détruisit l’établissement. La reconstruction s’échelonna sur de nombreuses années, sans interrompre ni l’enseignement ni le recrutement.
La forme définitive des bâtiments est l’œuvre de Sainte-Marie Perrin, l’architecte de la basilique de Fourvière à LYON, et beau-père du poète Paul Claudel. La nouvelle construction fut inaugurée en 1896 pour le centenaire de la fondation. La somme énorme de 33.000 francs fut collectée au banquet pour l’édification de la chapelle qui n’avait pas encore été construite.

La loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905, mit un terme à la vie du petit séminaire. Le bâtiment devint propriété de l ‘État, avant de devenir propriété du département de la Loire (par décret, en 1916). La Grande maison connut des usages divers par la suite.

cartes postales de Saint-Jodard

Pendant la guerre de 14-18, il servit d’hôpital, puis de sanatorium jusqu’en 1937.

En 1939, il devint un camp de réfugiés espagnols tuberculeux et en 1940, il servit de camp pour l’internement de 2 000 ressortissants italiens que les Allemands libérèrent au bout de quelques semaines.

Le bâtiment fut transformé en Institut d’éducation surveillée en 1944. Il y eut jusqu’à 200 pensionnaires. Leur nombre diminua régulièrement, et l’établissement ferma ses portes en juillet 1982.

En 1983, les bâtiments sont loués (par bail emphytéotique) à la Communauté des Frères de Saint Jean pour en faire une maison de formation et un noviciat. L’ex-petit séminaire retrouve ainsi sa vocation religieuse et accueille alors une centaine de jeunes gens.la communauté de Saint-Jodard
La Communauté Saint Jean est une congrégation de fondation récente. Née en 1975 à Fribourg (Suisse), elle s’installe en France, en 1982, à Rimont (Saône-et-Loire), dans un petit séminaire désaffecté, mis à sa disposition par l’évêque d’Autun.le parc
Saint-Jodard est donc le second établissement de la Congrégation dont l’expansion se poursuit. Originaires du monde entier, après leur formation à Saint-Jodard, les Frères de Saint Jean partent dans différents prieurés, en France et sur tous les continents.adoration à la chapellele petit séminaire de St Jodard: foyer de missionaires et de saints

  • RELIGIEUX SORTIS DU SEMINAIRE (1796-1896)

Les pères basiliens:2

Les pères blancs de N-D d'Afrique : 1

Capucins:9

Chartreux : 2

Les pères de l'oeuvre des colonies agricoles: 6

Dominicains : 6

Jésuites : 10

Lazaristes : 25

Maristes: 37

Société des missions africaines de Lyon : 5

st Jean Louis Bonnard

St Jean-Louis Bonnard, martyr au Tonkin

Les Missions étrangères de Paris:41

Les oblats de Marie : 1

Les oblats de St François de Sales : 4

Les pères de notre Dame de Laos : 1

Les pères oratoriens : 1

Les prémontrés : 2

Les rédemptoristes : 4

Les pères du St Esprit et du Saint-Cœur de Marie : 3

Société de St Irénée de Lyon: 39

Société de St Sulpice: 8

Trappistes : 4