Décès de notre frère Marie-Jacques

Frère Marie-Jacques

    C'est avec tristesse que nous vous faisons part du décès du frère Marie-Jacques survenu à Bruxelles ce vendredi 29 décembre 2017

    Il était âgé de 58 ans, profès depuis 33 ans et prêtre depuis 30 ans.

    Il a été pendant 10 ans, de 1993 à 2003, maître des novices à Saint Jodard, après avoir été également vicaire, puis prieur de la maison. 

    Une messe sera dite pour lui le dimanche 04 février 2018, à 11h, à la chapelle du prieuré. N'hésitez pas à vous joindre à nous pour cette occasion. Les frères vous invitent également pour le repas qui suivra la célébration. Prévenez simplement notre frère Hôtelier de votre venue à cette adresse: hotestjodard@stjean.com 

    Voici un extrait de l'homélie lors de la messe d'adieu célébrée à Bruxelles, dite par le frère Gonzague :

« Chers amis,

    Ce n'est pas sans émotion que je suis ici, avec vous, pour accompagner le départ de fr. Marie Jacques. Je ne peux, à cet instant, oublier que nous étions tous les deux, en août 2007, lorsqu'il est entré pour la 1ère visite du couvent. Je ne peux oublier non plus qu'il y a 23 ans, il m'a fait faire mes premiers pas dans la vie religieuse, dans ce chemin vers la sainteté au terme duquel il est maintenant parvenu.

    En regardant le cercueil de notre frère étendu là au pied de l'autel, on ne peut pas ne pas penser à ce jour de la profession religieuse où le frère est étendu à terre et à la question du supérieur : "Frère bien aimé, que demandez vous ?", il répond: "la miséricorde de Dieu et l'aide de mes frères". A quel moment a-t-on plus besoin de cela qu'au jour de notre mort ? Alors, confions-le spécialement aujourd'hui à la miséricorde divine.

    Au terme de la vie d'un frère, il est bon de se demander à quoi sert un religieux ? Frère Marie Jacques, dans sa pudeur excessive, ne voudrait pas que je parle de lui. Il risquerait de se lever de son cercueil, juste pour me faire taire. Il faut alors parler du sens, du but, de la finalité. Un religieux est là pour être, dans l’Église, signe de l'appel universel à la sainteté, nous dit Lumen Gentium. Oui, la vie du religieux est là pour être un appel, un appel à vivre la pâque, le passage du Christ vers son Père. La passion pour Dieu qui habitait fr. Marie Jacques est devenue tellement charnelle depuis 2014 qu'il luttait contre la maladie que l'on peut lui appliquer cette parole du psalmiste : "mon cœur et ma chair sont un cri vers toi, ô Dieu vivant". Tout son corps meurtri laissait passage à Dieu. »

 

 

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