Colloque de philosophie : « Aristote et la question de l’intellect : De Anima III »

Colloque de philosophie : « Aristote et la question de l’intellect : De Anima III »

     Du 27 au 29 avril dernier, notre maison de formation de Saint Jodard a organisé un colloque de philosophie. À la suite de celui sur « "Croire" chez Saint Jean » tenu l’année dernière, il se situe dans la continuité de notre désir de revenir aux sources du charisme de notre communauté. C’est pourquoi le thème de cette année portait sur Aristote, plus précisément sur le livre III du De Anima.

     Plongés pendant trois jours sur le Philosophe et son ouvrage,

La physionomie d'Aristote?

nous avons beaucoup appris de lui, depuis son apparence physique, à son amour de prédilection pour la seiche. Toutefois, nous nous sommes d’abord rassemblés pour réfléchir avec lui sur la question actuelle de l’intellect.

     Qui est ce « nous » ? Mis à part les frères de la maison, le colloque a rassemblé une soixantaine de personnes, religieux ou laïcs, ce qui veut dire que nous étions presque une centaine ! En premier lieu, il y avait évidemment nos intervenants, d’une très grande qualité : M. Gweltaz Guyomarch’H (Lyon III), M. Gilbert Romeyer Dherbey (Paris IV), M. Michel Siggen (Lausanne-Sion / IPC) ainsi que nos frères Samuel Rouvillois, Jean-Pierre Vanandruel et Jean-Gabriel G. de Bouillé. Le temps de questions/réponses et les discussions après les interventions, ont bien montré que les intervenants avaient cette ardeur de la recherche, et ils ont su stimuler la nôtre !

     Outre les temps de conférences, comme Aristote soulignait l’importance capitale du corps pour l’exercice de l’intelligence, nous n’avons pas manqué de le mettre en pratique par les temps de détente ! Dès le premier soir nous avons eu l’occasion de discuter après la première conférence d’introduction.

     Le lendemain, nous avons partagé un repas convivial, et regardé un film qui puisse « élever l’âme »: « Effroyable jardin ». Un film relatant comment face à quatre otages français pendant la seconde guerre mondiale, un soldat allemand, clown de profession, préféra les faire rire et mourir plutôt que de les exécuter. Ainsi, tout en ayant un message profond, le ton léger a permis de se détendre et de rire.

     En conclusion nous pouvons dire que le colloque a réussi dans tous les degrés de vie : la vie végétative et sensible par les biens « mangeables » et « esthétiques » ainsi que la vie intellectuelle par la recherche de la vérité en commun.

     Prochain rendez-vous: Décembre 2019, colloque sur Saint Thomas d’Aquin, à Rimont!

Les commentaires sont fermés.